OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE

Le terme “obsolescence programmée”, qui est toujours si actuel, est apparu pour la première fois aux États-Unis dans une période historique très importante : la Grande Dépression. 

Bernard London, un gent immobilier new-yorkais, en 1932 rédige un dossier d’une trentaine de pages dans lequel il expose l’idée d’obsolescence planifiée. Il le fait avec une connotation positive et des fins même sociales afin de relancer l’économie en pleine crise des années 1930.

Dès leur création, je ferais attribuer par le gouvernement une durée de vie aux chaussures, aux maisons et aux machines ainsi qu’à tous les autres produits manufacturés, miniers ou agricoles ; leur vente comme leur utilisation auraient lieu dans l’intervalle de leur existence, intervalle du reste parfaitement connu du client. Une fois le temps imparti expiré, ces choses deviendraient légalement « mortes », seraient contrôlées par l’agence fédérale dûment nommée à cette fin et détruite en cas de chômage massif.

Dans une période de grande crise et de chômage massif, il critique fortement le fait d’utiliser un produit jusqu’à ce qu’il soit usé ou qu’il ne fonctionne plus et il imagine que le gouvernement obligent les consommateurs à rendre leurs produits avant qu’ils soient usés. Il préconise de la même manière que le gouvernement puisse récompenser financièrement ceux qui rendent des objets pour en acheter de nouveaux.

Bernard London - obsolescence programmée

Le bouquin est facile à lire et j’en suggere la lecture 🤓 J’avoue que à l’heure actuelle où tout le monde parle de zéro-déchet et d’économie circulaire, ça fait bizarre de lire l’histoire d’une personne qui invite à la surconsommation sans jamais se questionner sur la fin de vie des appareils et sur où il finiront une fois déclarés “mort”. Mais l’ouvre révèle simplement et malheureusement la mentalité de l’époque et de beaucoup de celles à venir.

LA BONNE LECTURE : 
 Bernard London,  L’obsolescence programmée des objectes, 1932


→ Le PETIT + : et si l’obsolescence devient-elle CULTURELLE ?!
Source ADEME – 2019 – France